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Le Maroc face à la crise mondiale

admin | 9 juillet 2009

Enjeux et orientations de politiques publiques.
L’éclairage pertinent de l’IRES sur les risques à surveiller.

Dans un contexte externe détérioré, l’économie marocaine aura fait, certes, preuve d’une résilience avérée que démontre l’importance des progrès réalisés au cours de ces dernières années.

Ses atouts sont le fruit d’un processus continu de réformes qui s’est accéléré depuis le début de la décennie en cours. La politique macroéconomique a, en effet, permis de consolider les fondamentaux internes et externes, comme le reflètent les données sur une longue période au plan budgétaire, de l’inflation et des comptes extérieurs. En outre, l’accélération des réformes structurelles et celles des secteurs pour lesquels le Maroc dispose d’avantages comparatifs, dans le cadre de visions stratégiques à moyen et long terme, ainsi que l’augmentation significative de l’investissement dans le domaine des infrastructures, ont contribué à consolider la stabilité macroéconomique et à soutenir la croissance. Seulement voilà, ces ressorts risquent de ne pas jouer pleinement, compte tenu des soubresauts qui continuent d’affecter l’environnement international. C’est, en tous les cas, ce qui ressort d’une étude élaborée par l’Institut royal des études stratégiques (IRES). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un éclairage fort pertinent sur les développements majeurs de la crise mondiale à court et à moyen terme et ses impacts sur le Maroc.

Au demeurant, une démarche qui devrait capitaliser d’emblée le processus de réflexion et de veille sur la crise mondiale initié depuis novembre 2008 par cet institut. D’emblée, et même si l’on reconnaît que les atouts du Royaume lui ont permis de préserver ses équilibres internes et externes, on estime que la crise économique mondiale a révélé davantage encore la nécessité de remédier plus rapidement et plus profondément à certaines fragilités structurelles.
«La persistance d’une conjoncture déprimée au niveau international laisse présager que les canaux initiaux de transmission de la crise au Maroc demeureront opérants dans le court terme. Des développements critiques pourraient concerner les réserves en devises, la dynamique économique intérieure, le marché de l’emploi et les acquis sociaux ainsi que les finances publiques », peut-on lire dans un document exhaustif récemment publié par l’IRES. En premier lieu, il faut savoir que les perspectives de croissance des partenaires économiques du Maroc demeurent moroses. La France, l’Espagne et l’Italie anticipent un recul de plus de 3% de leur PIB en 2009 et une augmentation sensible de leurs taux de chômage.
Dans ce contexte, les transferts des MRE connaîtraient en 2009 une réduction allant jusqu’à 10%, d’après un scénario moyen de Standard & Poor’s, soit une diminution d’environ 5 MMDH.

Au chapitre de l’activité touristique, l’évolution laisse présager qu’au Maroc, malgré le probable maintien du nombre d’arrivées de touristes, le nombre de nuitées et les recettes du tourisme poursuivront leur baisse. En somme, et selon les auteurs du rapport de l’IRES, « les différentes prévisions, qu’elles concernent la conjoncture économique des pays partenaires, le commerce international ou encore le tourisme, concourent à l’aggravation de la détérioration de la balance des paiements et à la réduction des réserves en devises ». La baisse des prix des matières premières ne permettra de limiter cette tendance qu’en partie. Fin 2008 déjà, signale-t-on, la balance courante a dégagé un déficit de 5,6% du PIB, imputable en particulier au déficit de la balance commerciale. Les réserves de change ont régressé de 11,5 MMDH en 2008, ramenant la couverture à 6,6 mois d’importations. Par ailleurs, la ponction sur les devises pourrait être aggravée par des désinvestissements d’opérateurs étrangers dans les activités fortement touchées ou dans celles faisant l’objet d’incitations importantes au retour dans le cadre des plans de relance européens (offshoring, sous-traitance industrielle…). Ensuite, fait-on savoir, la détérioration des réserves de change deviendrait critique si les marchés des matières premières et de l’énergie anticipaient la sortie de crise et s’orientaient prématurément à la hausse.

Certes, ces dernières années, l’augmentation significative des revenus des ménages a permis de développer le marché intérieur, principalement des biens de consommation et du logement. Il est vrai aussi que cette dynamique a constitué le principal moteur de croissance et a été amplifiée pendant les bonnes années agricoles. Cependant, note le rapport, le tourisme et les transferts des MRE ayant un fort effet d’entraînement sur différentes industries domestiques, une poursuite de la déprime de ces activités aurait pour conséquence l’extension du ralentissement économique au-delà des secteurs d’activité directement liés à la conjoncture internationale. Une telle évolution freinerait de fait la dynamique de croissance interne. Cette tendance serait aggravée en 2010 en cas de mauvaise campagne agricole. En particulier, les secteurs des BTP et de la promotion immobilière pourraient être touchés par une baisse de la demande.
L’extension progressive du ralentissement économique à l’ensemble des secteurs d’activité accentuerait les difficultés sur le marché de l’emploi. Dans ce cas, les risques de précarisation en milieu urbain, de pauvreté en milieu rural et d’instabilité sociale deviendraient importants.

Ces difficultés pourraient être aggravées par de nombreux facteurs, tels qu’un phénomène de retour des migrants en cas de prolongement de la crise dans les pays européens ou, encore, une accélération de l’exode rural en cas de mauvaise campagne agricole en 2010. Si la pauvreté a été nettement réduite ces dernières années, près de 20% de la population marocaine demeure en situation de vulnérabilité et risque de retomber dans la pauvreté, en l’absence de filets sociaux structurels. Les difficultés sur le marché de l’emploi et la baisse de l’activité économique feraient peser des risques importants sur la sphère financière.
Des défauts de paiements, voire une insolvabilité, en augmentation, des ménages et des entreprises pourraient conduire à une fragilisation du système bancaire, accentuée par une éventuelle décélération du secteur immobilier.
A leur tour, les marges de manœuvre budgétaires seraient sensiblement réduites en cas de prolongement et d’approfondissement de la crise, malgré la baisse quasi certaine des charges de compensation par rapport à 2008. Face aux effets de la crise, l’Etat aurait à accroître ses dépenses pour atténuer les impacts sur le plan intérieur alors même que ses recettes fiscales seraient affectées.
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Les chantiers de l’après-crise

Pour l’IRES, le Maroc devrait résoudre les problématiques structurelles dont le caractère critique a été exacerbé par la crise actuelle et préparer avec détermination l’après-crise. Le premier impératif au plan social sera de maintenir la confiance et d’entretenir un climat social serein, en approfondissant les programmes de développement humain (INDH, éducation, santé), en renforçant le dialogue social et en activant les espaces de médiation sociale, en particulier le Conseil économique et social (CES) qu’il serait opportun de mettre en place rapidement. Au plan institutionnel, il est proposé de mettre en place un cadre approprié de coordination des politiques publiques (comité interministériel, instance dédiée, institutionnalisation du «comité de veille stratégique»). Le chantier le plus urgent au plan économique consiste à remédier définitivement à l’érosion de la compétitivité de l’économie nationale, en œuvrant notamment à rehausser la productivité des entreprises et la qualité du capital humain. La crise actuelle rappelle le caractère décisif de l’ancrage à des ensembles régionaux solides et intégrés.

Par Abdelali Boukhalef

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Programme Tayssir: La première année bientôt achevée

admin | 9 juillet 2009

Un bilan positif selon les responsables.

La réforme de la Caisse de compensation dépend largement des programmes sectoriaux expérimentaux mis en place récemment.

Tayssir, destiné aux aides sociales pour l’accès à l’éducation, en fait partie. A en croire le responsable du programme Habib Kinani, l’opération lancée depuis septembre dernier tient ses promesses. La première année de la phase expérimentale sera bientôt achevée. Jusqu’à présent, deux transferts ont été effectués. Ayant trait aux mois de Septembre et Octobre, le premier a concerné 38.482 ménages qui ont bénéficié de plus de neuf millions et demi de dirhams. Le deuxième, d’un montant de presque 27 millions de dirhams, a été distribué au profit de plus de 45.000 ménages. Il concerne les mois de novembre, décembre, janvier et février. Attendue pour la fin de ce mois, la troisième tranche dotée d’un budget de 27 millions 200 mille dirhams, bénéficiera à plus de 47.500 ménages.
Durant les mois derniers, on a mis en place tout le dispositif nécessaire pour réussir l’opération et assurer son suivi. Un manuel des procédures a été élaboré en ce qui concerne les inscriptions des bénéficiaires, les transferts et les réclamations.

Parallèlement à cet effort, un système d’information a été mis en place pour assurer l’efficience de la gestion locale. Des structures de gouvernance et de gestion ont été installées au niveau des provinces et des régions ciblées.
Il est encore tôt pour évaluer le programme. Mais, on a déjà quelques indicateurs, selon Habib Kinani. « Une étude d’impact est en cours. Les premiers indicateurs qui se dégagent sont positifs. On note l’augmentation des nouveaux inscrits au niveau de l’accès au cycle primaire. Il y a aussi une reprise pour les enfants ayant abandonné l’école.», dit-il. On attend les résultats scientifiques de l’étude pour le début de l’année scolaire. La deuxième année de Tayssir sera plus structurée. Les transferts seront, en effet, réguliers. On compte aussi dépasser les obstacles rencontrés lors du lancement du programme. Les organisateurs ont été confrontés à quelques difficultés d’ordre socioculturel. Dans les écoles où on avait décidé d’octroyer la subvention aux mères, les hommes manifestaient leur réticence.

En fait, pour des raisons purement expérimentales, les organisateurs avaient décidé de donner l’aide aux pères dans certains établissements et aux mères dans d’autres. « L’objectif pour nous est d’évaluer l’impact de la gestion de la subvention selon le bénéficiaire. Ce n’était pas évident de convaincre les pères de l’approche utilisée surtout dans le Nord. », dit M.Kinani. L’accès aux écoles représente également un obstacle de taille notamment en hiver à cause des coupures des routes au niveau des zones montagneuses. Les responsables des projets ont été aussi exposés aux protestations des communes limitrophes de celles des bénéficiaires. Il est très difficile de convaincre les ménages qui ne bénéficient pas encore du programme qu’il s’agit d’une période transitoire expérimentale avant sa généralisation. « Beaucoup de réclamations et de réactions, parfois vives, fusaient de part et d’autre. Il n’était pas facile de faire passer le message. », explique H.Kinani.

L’année prochaine sera plutôt axée sur la réflexion autour du ciblage pour préparer la généralisation de Tayssir. Bon nombre de pistes sont à explorer afin de mettre en place le scenario optimal à travers des séminaires réunissant des experts nationaux et internationaux. La réussite de ce programme, dans sa phase expérimentale, sera bénéfique pour le projet gouvernemental relatif au soutien direct des familles nécessiteuses. Outre Tayssir, on attend les résultats d’évaluation d’autres expériences pilotes sectorielles lancées depuis des mois dans certaines régions du Maroc comme le régime d’assistance médicale pour les économiquement démunis dans la région de Tadla Azilal. On s’inspirera de ces deux programmes pour tester l’efficacité du ciblage adopté et éviter, ainsi, les problématiques déjà relevées. On réfléchit aussi à l’intérêt de conditionner le soutien direct aux ménages concernés par des obligations comme la scolarisation des enfants, la vaccination…

Le ciblage s’avère un élément clé dans la réforme. Il a déjà été testé par le gouvernement dans le cadre de la distribution géographique de la farine subventionnée destinée aux communes pauvres, celles ciblées par l’Initiative nationale pour le développement humain. Le ministère des Affaires économiques et générales avait élaboré une nouvelle politique régionale s’appuyant sur la carte de pauvreté. Quelque 450 communes en bénéficient actuellement.
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Fiche technique

Le programme Tayssir qui s’avère un bon indicateur pour le projet de soutien direct aux familles nécessiteuses bénéficie aujourd’hui à environ 80.000 enfants. On note en moyenne 1,4 enfant par ménage. Le budget moyen est de 200 à 240 dirhams par foyer et par bimestre. Des critiques sont adressées concernant le montant de l’aide jugée trop modique. Le responsable du programme ne partage pas cet avis expliquant qu’il est important d’inscrire l’opération dans son contexte spatial puisque le programme est destiné aux familles démunies dont le revenu journalier est de moins de dix dirhams. Placé sous l’égide du ministère de l’Education nationale, le programme est piloté par l’Association marocaine d’appui à la scolarisation (Amas). Il concerne, dans sa phase pilote, 139 communes réparties à travers 5 régions. Le choix se base sur trois critères : des communes ciblées par l’INDH, un taux de pauvreté supérieur à 30% et un taux de déperdition scolaire supérieur à 8%. Depuis septembre dernier, des campagnes d’information et de sensibilisation ont été menées dans les douars pour appeler les ménages à s’inscrire sur les listes ouvertes auprès des écoles.

Par Jihane Gattioui

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Lancement officiel des travaux d’aménagement du mégaprojet de Marchica

admin | 9 juillet 2009

Un chantier structurant pour la création de 80.000 postes d’emploi.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé mardi dernier au lancement officiel des travaux d’aménagement de la station touristique de Marchica, à la lagune de Nador. S’étalant sur 2.000 ha, ce mégaprojet nécessitera la mobilisation d’un investissement de 46 MMDH et permettra la création, directement et indirectement, d’environ 80.000 postes d’emploi, dont 15.000 pour la construction et 65 .000 durant le fonctionnement.

C’est dire que « la plus grande station touristique du bassin méditerranéen va voir le jour », s’est réjoui Said Zarrou, le président du directoire de Marchica Med. En effet, ce programme de grande envergure porte sur le développement de sept cités, dont la concrétisation donnera lieu à la création de filiales distinctes, qui accueilleront, outre l’Etat, des capitaux privés. Ainsi, compte tenu de son ampleur, l’aménagement se fera de manière séquentielle.

C’est la presqu’île d’Atalayoune, dont les principales études sont à un stade suffisamment avancé, qui a ouvert le bal. C’est une cité qui intègre aussi bien les lieux de détente et loisirs que des habitations ou des infrastructures d’hébergement (hôtels, villas, riyads, appartements, une académie de golf, deux ports de plaisance… et un golf de 18 trous).

Il s’agit d’un resort touristique de classe internationale de 452.000 m² et de 14.000 lits, et qui a été conçu selon les principes du développement écologique. Ainsi, la priorité a été donnée aux énergies renouvelables, accordant une large place aux éoliennes et à l’utilisation de l’énergie solaire.

Le recyclage des eaux usées en eau d’arrosage a été érigé en principe et la réutilisation de la roche locale a permis de minimiser les apports externes.
En 2010, il est prévu de lancer la construction de la Cité des deux mers. Mais en attendant, S.M. le Roi Mohammed VI a lancé les grands travaux d’infrastructure de cette deuxième cité. Des travaux comprenant la réalisation d’une nouvelle passe qui permettra le renouvellement des eaux de la lagune et la facilitation de la navigation par la réduction des courants, et la reconversion de l’ancienne passe en port de plaisance.

Cette deuxième cité est étalée sur une superficie d’une centaine d’hectares et comprendra la construction de villas lacustres, de résidences, de logements touristiques et d’hôtels ainsi qu’un centre de recherche. Située sur une digue naturelle faite d’un cordon dunaire s’étendant sur 25 km, cette cité fait fonction de porte sur la Méditerranée, tout en préservant l’ambiance intime et tranquille de la lagune. A l’instar de la Cité d’Atalayoun, les travaux d’aménagement de cette cité devront s’achever en 2014.
La ville nouvelle de Nador est le troisième sous-projet dans l’ordre. Les travaux afférents à cette cité à vocation résidentielle sous forme de village-marina seront lancés en 2011 et achevés courant 2020.

Trois ans plus tard, c’est au tour du Village des Pêcheurs de voir le démarrage de ses travaux qui seront achevés en 2018. Ce village comprendra un type de logement unique, orienté vers la mer, recréant le monde authentique de la pêche et de ses activités nautiques. Les travaux d’aménagement de la Baie des Flamants, cinquième cité, seront lancés en 2015 pour être achevés en 2020.
Cette cité combinera une large gamme d’hébergement, des équipements et services pour la pratique du tourisme lacustre, la navigation de plaisance et le golf. Et pour les professionnels et les amateurs des disciplines sportives, tout un site, équipé d’installations modernes, sera mis à leur disposition, Marchica Sport, à partir de 2022 après cinq ans de travaux. La dernière cité en lice, les Vergers de Marchica, est un espace conçu autour de la lagune permettant divers types d’hébergements spécifiques (mobile home, villas-fermetures).

Ses travaux d’aménagement ne seront lancés qu’en 2019 et achevés en 2025.
Bref, ces sept cités de Marchica offriront in fine aux touristes nationaux et internationaux la possibilité de pratiquer de nombreux loisirs tels que le golf, la plaisance, le nautisme, ou simplement de se détendre dans un environnement naturel d’exception. Bien plus, outre la complémentarité entre les différentes composantes de ce mégaprojet, la complémentarité est également la règle avec les autres sites touristiques de la région.

Ce qui fait dire à S. Zarrou que cette nouvelle station s’intègre parfaitement dans l’offre touristique de la région allant de Saïdia à Oujda. Une station qui ne manquera pas d’apporter son lot au développement économique de la région de l’Oriental d’une manière générale et de la ville de Nador en particulier, tout en protégeant la biodiversité de cette région qui reste un véritable atout pour un tourisme vert et responsable.

Par Nador - Redouane Chakir

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S.M. le Roi préside à Nador une séance de travail consacrée à la planification des aménagements portuaires du Royaume

admin | 3 juillet 2009

Le Souverain examine les 1res conclusions du Plan directeur portuaire national(PDNP) qui doit assurer un développement national équilibré des ports, tout en valorisant de manière optimale la position géographique et stratégique du pays.

• S.M. Mohammed VI a rappelé l’importance de la Méditerranée dans le commerce international et donné ses Hautes instructions pour réserver la baie de Beyota en vue de la construction progressive d’un complexe intégré, portuaire, industriel, énergétique et commercial, dénommé «Nador West Med».

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, a présidé, jeudi à la Résidence Royale de Nador, une séance de travail consacrée à la planification des aménagements portuaires du Royaume et à la vocation maritime de la région de Nador.

S.M. le Roi s’est ainsi enquis des premières conclusions du Plan directeur portuaire national (PDNP), qui doit assurer un développement national équilibré des aménagements portuaires, tout en valorisant de manière optimale la position géographique et stratégique du pays. Le Souverain a rappelé l’importance de la Méditerranée dans le commerce international et s’est plus amplement informé des perspectives de la façade méditerranéenne de notre pays.

La baie dite de Betoya, située au niveau de l’estuaire de l’oued Kert et à 30 km à l’ouest de la ville de Nador, constitue un emplacement privilégié pour abriter un développement portuaire de grande ampleur. Ce site présente des avantages multiples, une exposition clémente aux houles, des conditions topographiques et bathymétriques favorables pour la construction des ouvrages, un emplacement privilégié sur les routes maritimes et la disponibilité du foncier aussi bien public que privé.

En conclusion, S.M. le Roi a donné ses Hautes instructions au Gouvernement en vue de réserver la baie de Betoya pour la construction progressive d’un complexe intégré, portuaire, industriel, énergétique et commercial, dénommé «Nador West Med», comprenant à terme un grand port en eaux profondes, un pôle énergétique (production, conditionnement, stockage), une plate-forme portuaire dotée de capacités importantes pour le transbordement des conteneurs, l’import-export et le traitement des produits vrac et une plate-forme industrielle intégrée ouverte aux investisseurs nationaux et étrangers, et destinée à abriter les Métiers mondiaux du Maroc (MMM).

Dans ce cadre, le Souverain a donné ses Hautes instructions afin que les modalités réglementaires soient entreprises dans les meilleurs délais pour créer la zone franche de «Nador West Med» et la société gestionnaire de cette zone, en capitalisant sur l’expérience acquise par le Royaume dans le domaine des grands projets de développement, notamment celui de Tanger-Med.S.M. le Roi a également donné des orientations afin que les études pour la préparation du site, principalement son aménagement hydraulique, et pour la connexion aux différents réseaux nationaux (routes et autoroutes, voies ferrées, réseau électrique) soient mises en œuvre rapidement. La société gestionnaire de «Nador West Med» assurera la coordination des différentes composantes du projet et des plans d’aménagement associés.

Ont assisté à cette séance de travail le Premier ministre, Abbas El Fassi, le conseiller de S.M. le Roi, Abdelaziz Meziane Belfquih, le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghallab, le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, la ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Mme Amina Benkhadra et le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, Ahmed Réda Chami.

Par MAP

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L’École Mohammedia des ingénieurs

admin | 1 juillet 2009

Quelle formation pour l’ingénieur de demain
Après un demi-siècle d’existence, l’EMI se repense

Dans le grand amphithéâtre de ce qui fut la prestigieuse Ecole des ingénieurs de Mohammedia, il règne ce 27 Juin une ambiance de fête, de retrouvailles empreinte cependant, de responsabilité voire d’appréhension quant à l’avenir d’une école qui fut longtemps, un pôle d’excellence. Les premières années furent difficiles mais passionnantes, l’EMI avait vu le jour grâce à la coopération avec l’UNESCO et avec l’école des ponts et chaussées de France et surtout grâce à l’opiniâtreté de feu S.M. le Roi Hassan II pour qui le vrai capital était le capital immatériel celui des ressources humaines avec une prédilection pour les Ingénieurs, ces hauts profils indispensables à la construction du développement du Maroc qui avec leur formation scientifique interdisciplinaire sont capables de résoudre les problèmes, d’innover et d’optimiser les ressources.

L’EMI qui avait contribué à la marocanisation des cadres devint un centre d’excellence : 6000 lauréats émistes constituent aujourd’hui l’épine dorsale de l’administration marocaine, des offices publics et des entreprises. Mais le développement du Maroc exige beaucoup plus d’ingénieurs. Chaque année, la Chine forme 300 000 ingénieurs, l’Inde prés de 450 000 rivalisant en qualité avec les meilleurs établissements européens et américains .Le Maroc reste sous encadré par rapport à des pays similaires, comme la Jordanie, la Tunisie alors même qu’il s’est transformé comme le souligne Meziane Belfhiq en un grand chantier : projets d’infrastructures et de grands équipements comme Tanger-Med, réseau autoroutier, infrastructures énergétiques et hydrauliques, télécommunications. L’initiative de formation des 10 000 ingénieurs suffirait à peine à répondre à la demande très forte en nombre et en qualité.

La présentation du rapport d’évaluation de la contribution nationale de l’EMI a montré quant à elle les points de force atouts notamment en terme de légitimité historique mais aussi les faiblesses et les zones de fragilité : départ de nombreux enseignants, doublement de la capacité des effectifs sans nouveaux moyens, banalisation de l’Ecole depuis son rattachement à l’université, des contenus mal connus, une qualité de vie dégradée pour les élèves ingénieurs qui vivent repliés sur eux-mêmes. Au-delà de cet état des lieux et du diagnostic, les participants de la table ronde, M. Ghellab, ministre de l’Equipement, et M. Boutayeb, directeur des Collectivités locales ont présenté des pistes de réflexion pour un dépoussiérage des cursus qui doit être accompagné du renouvellement des filières scientifiques et du portefeuille des compétences et surtout des capacités de communication, de culture générale, d’initiative, de pilotage de projets qui permettraient à l’émiste de travailler dans un environnement multiculturel.

Tous les acteurs du changement, représentants du gouvernement, ministères, ou associations de l’IEM, désormais présidé par Rabie Khlie, DG de l’ONCF, et Anas Alami, DG de CDG tous deux anciens émistes se sont engagés à s’y atteler pour redonner un nouveau souffle à l’EMI.

Par Farida Moha

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S.M. le Roi inaugure à Nador la nouvelle ligne ferroviaire Nador-Taourirt d’un coût global de 2,8 milliards de dirhams

admin | 1 juillet 2009

Le Souverain inaugure par la même occasion les gares «Nador Sud» et «Nador ville».

• La nouvelle ligne Nador-Taourirt permettra d’assurer la liaison du port de Nador au réseau ferroviaire national, de favoriser l’ouverture des régions de l’Oriental et du centre sur la Méditerranée et la connexion de certaines unités industrielles au réseau ferré national.

• S.M. Mohammed VI décore plusieurs cadres de l’ONCF du Ouissam de mérite national de l’Ordre d’officier.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, mercredi à Nador, à l’inauguration des gares «Nador Sud» et «Nador ville» et de la nouvelle ligne ferroviaire reliant Nador à Taourirt, projets réalisés pour un investissement global de 2,8 milliards de DH. La nouvelle ligne, d’une longueur de 110 Km, est de nature à contribuer au développement intégré et équilibré des différentes régions du Royaume, au renforcement et à la valorisation des pôles régionaux émergents en les dotant de l’infrastructure ferroviaire leur permettant de bénéficier économiquement et socialement des atouts indéniables qu’offre le transport par train.

La ligne prend son origine au port de Béni Ensar, traverse la ville de Nador via une galerie souterraine à double voie (3150m), dessert ensuite les unités industrielles de la région par le biais de ramifications, puis se prolonge vers le sud jusqu’à la ville de Taourirt. Au total, ce sont sept nouvelles gares qui jalonnent le parcours de la desserte Taourirt-Nador: Béni Ensar, Nador ville, Nador sud, Selouane, Hassi Berkane, Ouled Rahou et Melg El Ouidane.Concernant les apports socio-économiques du projet, l’Office national des Chemins de fer (ONCF) ambitionne la valorisation de la région de l’Oriental, le développement de l’exploitation des produits miniers et agricoles de cette région, le renforcement de l’infrastructure de communication nécessaire pour le développement des échanges inter-régions et la généralisation des retombées positives du port de Nador à l’arrière pays.

La nouvelle ligne Nador-Taourirt permettra d’assurer la liaison du port de Nador au réseau ferroviaire national, de favoriser l’ouverture des régions de l’Oriental et du centre sur la Méditerranée et de soutenir la dynamique de développement économique et social. Elle assurera également la connexion de certaines unités industrielles de la région de l’Oriental au réseau ferré national.
Ce projet structurant est financé par le Fonds Hassan II à hauteur de 900 millions de DH, le budget de l’Etat (960 millions de DH), alors que le reste du financement est garanti par l’Etat (940 millions de DH). La nouvelle ligne ferroviaire permettra de transporter près de 1,5 million de tonnes de marchandises diverses et quelque 700.000 voyageurs par an. Le raccordement du réseau ferré national aux sites stratégiques des Tanger-Med et Nador et la conduite à terme d’une série de projets tout aussi structurants (doublement des voies, acquisition des rames duplex, construction de nouvelles gares), permet aujourd’hui à l’ONCF de boucler son programme d’investissement de 18 milliards de DH pour la période 2005-2009 et de se préparer à son second plan d’investissement quinquennal, non moins ambitieux avec sa composante majeure relative à la grande vitesse. Il convient de signaler que le réseau ferroviaire national est d’une longueur de 2060 km, tandis que les voies en cours de réalisation sont de 50 km de longueur. Le réseau ferré national compte 600 km de voies doubles, 1022 km de voies électrifiées, sachant que des travaux sont en cours pour l’électrification de 300 km de voies. A cette occasion, S.M. le Roi a décoré plusieurs cadres de l’ONCF du Ouissam de mérite national de l’ordre d’officier. Il s’agit de Mohammed Smouni, directeur central infrastructure et transport, Ali El Karram, directeur central support, Azzedine Amraoui, directeur stratégie et développement, Rokia Bellekbir, directrice des sytèmes d’information, Khalid Khairane, directeur du projet de la voie ferrée Tanger-Port Méditerranée, Ahmed Bouhaltit, directeur du projet de la voie ferrée Taourirt-Nador, Said Nassiri, directeur de la région nord à l’Office, El Mustapha Hanyn, directeur de la région Sud à l’Office, Mohamed Oubrahim, directeur commercial des marchandises et Fatima Lasiri, directrice des finances et du contrôle de gestion.

Par MAP

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Démantèlement d’une cellule opérant entre l’Espagne et le Maroc

admin | 30 juin 2009

 Les services de sécurité toujours vigilants Une cellule terroriste de la Salafiya Jihadia, constituée de cinq membres et qui opérait entre l’Espagne et le Maroc, a été démantelée par les services de sécurité marocains.

Les services de sécurité marocains ont réussi à démanteler une cellule terroriste de la Salafiya Jihadia opérant entre l’Espagne et le Maroc, par l’arrestation de cinq de ses membres, a-t-on appris vendredi 26 juin, de source sécuritaire. Cette cellule est conduite par A.A, alias Abou Yassine. Ce dernier est né en 1975 à Tétouan. Il était établi à Sebta. Abou Yassine est un ex-détenu de la Salafiya Jihadia. Il avait été condamné à deux ans de prison ferme, dans le cadre du réseau terroriste, baptisé Ansar Al Mahdi. Un réseau démantelé en 2006, ajoute-t-on de même source.
La cellule terroriste que les services de sécurité ont démantelée et qui est composée de cinq membres, compte trois Espagnols d’origine marocaine, indique la même source. Pour financer leurs actes terroristes, les membres du réseau se livraient au trafic de drogue à destination de l’Espagne. En plus du trafic de drogue, les terroristes procédaient à la falsification des documents de véhicules qu’ils mettaient en vente au Maroc.
L’opération de démantèlement a permis la saisie de trois véhicules immatriculés au préside occupé de Sebta. De même, un important lot de documents et de supports audio à caractère islamiste, incitant au Jihad et légitimant les opérations suicides et l’exécution d’otages détenus par Al Qaïda, a été saisi ajoute la même source.
Considéré comme le principal animateur de cette structure, Abou Yassine s’est employé dès sa libération, en juillet 2008, à constituer cette cellule à Sebta. Il a mis à la disposition des membres de cette cellule terroriste son expérience en tant qu’activiste islamiste invétéré et ex-trafiquant de drogue en Espagne.
Le traitement de cette affaire a mis en évidence la reconversion des radicaux, membres de ce réseau, dans la criminalité organisée, qu’ils légitiment en vertu du principe de l’Istihlal, souligne la même source. D’autre part, les mis en cause ont tissé des rapports avec d’autres acteurs actifs dans le trafic de tout genre en territoire marocain, et qui avaient noué par opportunisme des relations commerciales avec le terroriste français, Robert Richard Antoine Pierre, alias Abou Abderrahmane.
La source sécuritaire souligne que sur le plan international, une connexion de cette cellule se dégage à travers les liens de son leader Abou Yassine, avec les activistes d’une structure terroriste en Suède et des Marocains afghans.
Pour identifier les ramifications de ce réseau notamment en Espagne, l’enquête se poursuit indique la même source. Les cinq membres de cette cellule terroriste seront déférés incessamment devant la justice.


L’«Istihlal» en bref


L’ «Istihlal» est un mot qui trouve son origine dans le terme «Halal» qui signifie en arabe permis ou autorisé. L’«Istihal» est le fait pour une ou plusieurs personnes de déclarer «halal» ou autorisé, ce que Dieu a déclaré «haram» ou interdit, tel le meurtre de personnes innocentes dans les attaques terroristes. Le terme «Istihlal» s’est fait connaître dans les médias occidentaux le 11 mars 2005, lors du premier anniversaire des attentats de Madrid de 2004. La Commission islamique d’Espagne (La Comisión Islámica de España) avait alors émis une fatwa ou opinion religieuse, dénonçant les actes d’Oussama ben Laden et Al Qaïda qui se livrent à l’«Istihlal» pour mener leur «Jihad» à travers le terrorisme et le meurtre de femmes, d’enfants et  de non-combattants.

Par : Redouane Si Hamdi
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S.M. le Roi lance à Saïdia la construction d’une mosquée d’un montant de 16 MDH

admin | 30 juin 2009

S.M. le Roi examine l’état d’avancement du programme de réhabilitation et de renouvellement urbain de Saïdia d’un coût de 393 MDH.

Le Souverain pose la 1re pierre pour la construction d’un hôpital local au montant de 60,573 MDH.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI est arrivé, mardi après-midi à Nador, en provenance de la ville de Saïdia, recevant un accueil des plus chaleureux de la population, qui a tenu à réaffirmer son indéfectible attachement à la personne du Souverain et au glorieux Trône Alaouite.

En cette heureuse occasion et dans une ambiance de liesse populaire, les habitants des différents centres et communes se sont massés tout au long de l’itinéraire emprunté par le cortège royal à travers le tronçon Est du projet de la rocade méditerranéenne reliant Oujda et Tanger, un des grands chantiers structurants que connaît la région, pour réserver un accueil des plus enthousiastes et des plus chaleureux à S.M. le Roi. A l’instar de la ville d’Oujda, qui a connu ces dernières années une dynamique de développement régional à divers niveaux, la visite de S.M. le Roi à Nador devra donner une forte impulsion au processus de développement dans cette ville à travers les différents projets programmés, notamment les secteurs sociaux, et ce en droite ligne des grands chantiers de développement et de réformes que connaissent les différentes régions du Royaume.

Rappelons que Sa Majesté le Roi Mohammed VI s’est enquis, mardi à Saïdia, province de Berkane, de l’état d’avancement du programme de réhabilitation et de renouvellement urbain de la ville pour la période 2007-2009, d’un coût total de 393 millions de dirhams, et procédé à la pose de la première pierre pour la construction d’une mosquée pour un montant de 16 MDH.Durant les années 2007-2008, une enveloppe de 206 millions de dirhams (MDH) a été allouée pour le financement de 22 projets inscrits dans le cadre du programme de réhabilitation et de renouvellement urbain de la ville de Saïdia, portant notamment sur l’aménagement de la corniche de la ville (2 km), la réalisation de la tranche prioritaire du réseau d’assainissement liquide, l’extension et le renforcement des entrées sud et nord de la ville, la création d’espaces verts et l’aménagement d’espaces publics.Ces projets ont porté aussi sur l’aménagement des boulevards de Saïdia et de l’entrée de la ville.

Pour l’année 2009, huit projets ont été programmés pour un coût de 187 millions de dirhams, dont le taux de réalisation est de 70 %. Les travaux ont porté notamment sur la réalisation de la deuxième tranche du projet d’assainissement liquide, la plantation d’arbres, la création d’espaces verts au niveau de la rocade, la restauration de la kasba et l’achèvement des aménagements des routes urbaines.

Le programme de réhabilitation et de renouvellement urbain de la ville de Saïdia est financé dans le cadre d’un partenariat entre les ministères du Tourisme, de l’Artisanat, de l’Intérieur, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, de l’ONEP, de l’Agence de développement des préfectures et provinces de la région de l’Oriental, du conseil de la région, de l’Entraide nationale et du groupe Addoha.

Par la suite, S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, a procédé à la pose de la première pierre pour la construction d’une mosquée qui sera édifiée sur une superficie de 9240 m2 pour un coût de 16 MDH. La durée de réalisation de ce projet est de 24 mois.Cette mosquée, qui sera bâtie selon les normes architecturales marocaines authentiques, comportera des salles de prières pour les hommes et les femmes, une école coranique, une salle d’alphabétisation, une bibliothèque, une salle multiservices et d’autres dépendances. La construction de cette mosquée procède de la Haute sollicitude accordée par S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, aux affaires religieuses, qui n’a de cesse d’œuvrer à doter le Royaume de mosquées, alliant fonctionnalité et esthétique pour que la communauté des croyants puisse exercer son culte dans de bonnes conditions.

L’édification de cette mosquée s’inscrit également dans la politique de l’Etat relative à la construction de mosquées dans le cadre d’un important programme, modulé en fonction des besoins des fidèles en veillant à garantir une répartition harmonieuse des maisons de Dieu à travers les différentes régions du Royaume. Ces différents projets visent à assurer à la population un meilleur accès aux services sociaux et récréatifs et à lui garantir l’exercice de son culte dans les meilleures conditions.

Par MAP

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Festival Gnaoua, Musiques du Monde Essaouira dit au revoir à ses hôtes

admin | 28 juin 2009

Des femmes vêtues de «hayek» blancs qui pressent le pas à l’approche d’un étranger, des riads et autres habitations traditionnelles, des menuisiers fabricant des articles au thuya, des ruelles étroites à peine éclairées de l’ancienne médina d’Essaouira.

Même si la ville a connu de nombreux changements, la médina, elle, a été en quelque sorte et fort heureusement gardée intacte. Les habitants de la médina ont gardé leurs habitudes. La médina abrite de nombreux artisans. Certains travaillent au rythme de la musique gnaouie. Peur eux, c’est plus une musique, c’est une source d’inspiration. Tout comme les villes anciennes, la médina fascine par ses ruelles si nombreuses et si semblables qu’il aurait été un peu difficile de trouver le chemin qui mène à la « Zaouia gnaouia », haut lieu de tagnaouite sans l’aide des artisans. Comme chaque année, les organisateurs du festival d’Essaouira ont prévu de grandes scènes pour accueillir les concerts. D’autres lieux ont été également prévus pour accueillir les “Lilas”, désormais très appréciés des amateurs. Ces concerts acoustiques, intimistes donnés par des groupes gnaouis ou des artistes world invités sont payants et à accès limités. Leurs recettes sont versées à l’association «Dar Gnaoui sidna blal », chargée de l’entretien de la Zaouia gnaoua.

A mesure que l’on se rapproche de la Zaouia, le son de la musique gnaouie augmente comme pour montrer le chemin qui mène à ce bastion du patrimoine gnaoui. La nuit du vendredi 26 juin, les mélomanes avaient rendez-vous avec Sidi Ali Lasmar Stambali. Cet artiste tunisien représente, au festival d’Essaouira, la musique gnaouie de la Tunisie qui puise ses origines dans la culture africaine. La culture gnaouie constitue donc un point commun entre les pays maghrébins.
La zaouia, dont la construction remonte à de nombreuses années, est construite selon le mode architectural de la ville d’Essaouira. Des poufs ont été posés tout autour du Riad de cette bâtisse qui abrite le concert rythmé par les transes envoûtantes de Lasmar Stambali. A la sortie de la zaouia, il faisait déjà nuit. Les échoppes et autres magasins de la médina fermaient leurs portes. Pour certains, c’est l’heure de rentrer après une longue journée de travail. Pour d’autres, il est temps de se diriger à la scène de Bab Marrakech où devrait se produire le maâlem Mahmoud Guinea. Originaire de la ville d’Essaouira, ce grand artiste qui commence sa carrière à l’âge de 12 ans, pratique « tagnaouite » dans le style marsaoui typique à la ville d’Essaouira.

Aujourd’hui, il est devenu une des icônes de la musique gnaouie. Il a d’ailleurs joué avec de grands noms de la musique, notamment Carlos Santana. Il est de plus fabricant de guembri et de tambours. Ce concert a donc attiré de nombreux amateurs de gnaoui. «Je suis venu de Casablanca en compagnie d’un groupe d’amis. Après avoir réussi nos épreuves du baccalauréat, nous avons décidé de voyager seuls. Notre choix s’est porté sur Essaouira parce que c’est une très belle ville et parce qu’elle abrite le festival gnaoua et musiques du monde. On nous a dit que Maâlem Mahmoud Guinea est un grand gnaoui. C’est pour cette raison que nous sommes venus tous pour assister à son concert», affirme Hamza, 18 ans. Il est minuit. Maâlem Mahmoud Guinea effectue son entrée sur scène sous les ovations de milliers de personnes. «Chaque année, je viens pour assister au concert de Mahmoud Guinea. C’est mon maâlem gnaoui préféré», déclare Khaled, un Casablancais de 22 ans. Accompagnée de son groupe, Mahmoud Guinea commence son show au grand bonheur de l’assistance. Vêtus de tuniques aux couleurs du drapeau national, les gnaouis qui accompagnent Maâlem Guinea, enchantent le public avec les sons de leurs crotales. Les alizés qui soufflent sur Essaouira en cette nuit douce du mois de juin, se mêlent au son de la musique de la troupe Guinea. C’était parti pour une longue nuit en compagnie de l’une des figures les plus emblématiques de Gnaoua.
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Réhabilitation

La zaouia gnaoua est considérée comme le haut lieu des Maâlem gnaouis au Maroc. Elle attire également de nombreux visiteurs de la ville d’Essaouira. Mais au fil des années, ce monument était tombé en désuétude.
C’est pour cette raison que l’Association du 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès avait annoncé l’année dernière la prise en charge de la réhabilitation de la Zaouia des Gnaoua en partenariat avec la Fondation Essaouira-Mogador pour le patrimoine, les arts et la culture, l’Association Dar Gnaoui et les organisateurs du Festival Gnaoua et musiques du monde. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre des actions de sauvegarde et de réhabilitation du patrimoine culturel entreprise par l’Association. Les travaux de restauration de la Zaouia des Gnaoua à Essaouira, consistent en la construction et la mise à niveau architecturale, pour contribuer à restituer à ce site son rayonnement d’antan.

Par Mohamed Badrane

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Tourisme marocain: Des réalisations et grandes ambitions pour l’avenir

admin | 22 juin 2009

En dépit des effets négatifs de la crise économique, qui frappe les principaux pays émetteurs, le tourisme marocain continue de donner la mesure de sa capacité d’absorber les chocs en enregistrant des réalisations positives et des chiffres encourageants et en affichant de grandes ambitions pour les années à venir.


Les 9e Assises nationales du tourisme, tenues vendredi dernier à Saîdia, a bel et bien été l’occasion de démontrer, si besoin il y a, que le tourisme national est en bonne santé et que le crise mondiale est loin d’affecter la volonté commune des secteurs public et privé d’aller au bout de leurs engagements pour développer davantage l’industrie touristique nationale.

“95% des engagements pris dans le cadre du partenariat public-privé lors des Assises de Tétouan ont été réalisés”, ont tenu à souligner le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Boussaid et le président de la Fédération nationale du tourisme (FNT), Othman Cherif Alami, lors de la 9e édition des Assises nationales du tourisme.

“Maintenir la dynamique d’investissement touristique déclenchée par la Vision 2010 et la mobilisation de nos partenaires sont les défis majeurs que nous devons de relever pour la période 2009-2010″, a précisé souligné M. Boussaid.

Des chiffres éloquents en termes d’investissement
Depuis les premières assises nationales du tourisme (Marrakech 2001) et grâce à la mobilisation créée autour de la vision 2010, plus de 120 conventions d’investissement, conventions cadre et avenants ont été signés entre le gouvernement et près d’une centaine d’opérateurs nationaux et internationaux, selon des chiffres rendus publics lors des Assises de Saidia.

Ces investissements, qui s’élèvent à plus de 100 milliards de dirhams, permettront, à terme, la création de 165.000 lits hôteliers et 58.000 emplois directs.

L’année 2009 a enregistré un montant d’investissement touristique conventionné de l’ordre de 11 milliards de dirhams, contre plus de 8 milliards en 2008. Ces investissements concernent la réalisation de 12.640 lits hôteliers et la création de 2.250 emplois.

Tous ces chiffres montrent que le Maroc a su maintenir l’attractivité auprès des grandes enseignes hôtelières malgré la crise. De prestigieuses chaînes hôtelières comme Rafles, Iberostar, Marriott, Accor, Lucien Barrière, Louvre Hôtel, Four Seasons, Intercontinental etc., ont ainsi ouvert leurs portes au Maroc en 2008 où vont le faire courant 2009.

La cadence de création de lits hôteliers est un autre indicateur révélateur, qui a atteint au cours des dernières années 9000 lits/an. Les professionnels estiment que cette cadence sera accélérée, au cours des quatre prochaines années, pour atteindre les 18.000 lits/an dans les hôtels classés.

Une stratégie volontariste et offensive
Ces résultats positifs ont été rendus possibles grâce à une forte implication des différents acteurs privés et publics dans les divers domaines liés au secteur, mais aussi à une stratégie volontariste qui tourne autour de quatre grands axes : dynamique commerciale, dynamique industrielle, dynamique financière et dynamique institutionnelle.

Ces axes ont été déclinés en six grands chantiers à savoir la diversification du produit, la promotion/Marketing, l’aérien, la formation, l’environnement touristique et l’Organisation institutionnelle.

Le “Plan Azur”, qui constitue le pilier central de cette stratégie en matière de développement du produit balnéaire, et dont la première station vient d’être inaugurée vendredi par S.M. le Roi Mohammed VI, représente une nouvelle démarche innovante visant l’édification de stations balnéaires intégrées de nouvelle génération.

Le succès de ce plan, qui porte aujourd’hui sur la réalisation de six stations au lieu de 4 prévues initialement, a créé une véritable dynamique dans le secteur entraînant la naissance de nouveaux projets, notamment à Oued Chbika dans la Région de Tan Tan et Cala Iris à Al-Hoceima.

Une autre station du plan Azur, Mazagan à El Jadida, verra le jour courant 2009 et deux autres, Lixus à Larache et Mogador à Essaouira, seront ouvertes l’année prochaine, ce qui ne manquera pas d’avoir des effets bénéfiques sur le développement et l’emploi dans ces régions.

Un plan proactif pour parer les effets de la crise
Par ailleurs, le département du Tourisme a mis en place le plan, “Cap 2009″, pour anticiper les effets éventuels que pourrait avoir la crise internationale sur le tourisme national.

Il prépare également la sortie de crise, à travers le maintien de l’attractivité du secteur et la consolidation des parts de marché au niveau des pays émetteurs traditionnels.

“Cap 2009″ se décline en deux phases distinctes. La première porte sur le renforcement de la promotion et de la communication. Une enveloppe de 100 millions de dirhams a été allouée, à parts égales, par le secteur privé et le gouvernement pour réussir cette opération.

La deuxième concerne des mesures conjoncturelles et structurelles supplémentaires. 300 millions de dirhams ont été consacrés au renforcement de la visibilité sur les marchés traditionnels, mais également sur les nouveaux relais de croissance (Russie, Pays de l’Est, Moyen-Orient, etc.), la dynamisation de l’aérien à travers des contrats de co-marketing et la mise en place d’un plan spécial Marrakech (40% de l’activité touristique nationale).

Une «Vision 2020» pour consolider les acquis
Pour consolider et optimiser les acquis et maintenir la dynamique enclenchée par la vison 2010 (hausse des arrivées de 7 pc en 2008 avec près de 8 millions de visiteurs), le Maroc a décidé de se doter d’une approche stratégique qui délivre une vision prospective du secteur touristique à horizon 2020, à travers la construction d’une offre solide, différenciée et diversifiée.

“La Vision 2020 devrait consolider les acquis importants réalisés dans le cadre de la mise en oeuvre de la vision 2010 dont elle aura tiré les enseignements nécessaires, après en avoir identifié les faiblesses et les insuffisances”, a souligné S.M. le Roi dans le message adressé aux participants aux 9e Assises nationales du tourisme.

Cette nouvelle vision, qui repose sur une approche ascendante, sera construite à partir des vocations touristiques territoriales et aboutira à des plans de développement touristique régionaux.

Elle prendra également en considération l’état de la demande internationale et de la concurrence à horizon 2020 mais aussi des exigences d’un tourisme durable et responsable dans le but de préserver les ressources naturelles et patrimoniales nationales.

Un comité de pilotage a été mis en place depuis le démarrage de l’étude relative à cette vision qui prépare la nouvelle politique touristique du pays.

Par MAP

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